Paire d'appliques de griffon grecques thraces scythes en argent et or.
Paire d'appliques de griffon grecques thraces scythes
En argent et or
Période : - 500 à - 300 av. JC.
Poids : 10 g.
Dimensions : 5.2 cm x 3.2 cm
Description :
Paire d'appliques en argent et or, chacune moulée en forme de griffon assis portant un collier strié. Les ailes s'élèvent en arc de cercle au-dessus du dos, décorées de plumes incisées et rehaussées de dorure. Les traits du visage, le collier et les griffes sont également rehaussés de dorure.
Pour des pièces similaires, voir :
P. Quoniam, B. Piotrovsky, L'Or des Scythes, Musée de l'Ermitage, 1975, Cat.92.
Des appliques de griffons en argent et or ont été découvertes dans le village de Letnitsa ( Lovech district Bulgarie ) et dans le village de Brezovo ( Plovdiv district Bulgarie ) .
Voir ouvrage :
" The Thracians " de A. et V .Fol année 2008 page 143, 148 et 168.
" Thrace & the thracians " de A. Fol et I. Marazov année 1977 page 118 et 119.
Provenance : Collection privée britannique ; précédemment acquis sur le marché de l'art néerlandais dans les années 1990. Cet objet a été validé par la base de données du Registre des pertes d'art et est accompagné d'une lettre de confirmation.
Le griffon ou grype est une créature légendaire présente dans plusieurs cultures anciennes. Il est imaginé et représenté avec le corps d'un aigle (tête, ailes et serres) greffé sur l'arrière d'un lion (abdomen, pattes et queue), et muni d'oreilles de cheval. Avec quelquefois des variantes, le griffon gardera de tout temps la particularité reconnaissable d'être hiéracocéphale.
Le griffon dans l'Antiquité
Le griffon apparaît en Élam à la fin du IVe millénaire av. J.-C. et en Égypte vers -3000, avec un corps de lion, une tête et des ailes d'aigle. Tout au long de l'histoire antique, cette forme première ne cesse d'être nuancée par divers apports iconographiques, notamment dans les cultures mésopotamienne, grecque puis romaine.
Le griffon se voit souvent associé aux divinités et héros locaux (Gilgamesh, Seth, rois égyptiens, Apollon, Dionysos, Éros ou encore Némésis),
- en train de tirer des chars (l’attelage du dieu des Tempêtes mésopotamien, d'Éros, d’Artémis, de Dionysos, ou de Malakbêl de Palmyre),
- de porter des personnages sur son dos (la divinité féminine mésopotamienne exhibant des serpents dans ses mains, Dionysos, Apollon et parfois une Néréide, ainsi que les défunts),
- participer à des scènes de chasse, combattre héros, guerriers et ennemis (dont en particulier les Arimaspes et les Amazones),
- s’attaquer à des animaux sauvages, communs ou fantastiques (Sphinx, Scylla, centaures et tritons),
- se camper face à un congénère de part et d’autre d’un élément (l’arbre de vie et la palmette orientaux remplacés dans l'art romain par un candélabre, un vase, une lyre ou un trépied d’Apollon),
- s'abreuver ou enfin se lier au culte funéraire (comme animal psychopompe ou comme gardien du monde des morts).
En Grèce, Hérodote mentionne plusieurs fois brièvement les griffons dans son Enquête, sans les décrire. Au livre III, il rapporte une tradition selon laquelle des griffons vivent près des gisements d'or importants situés au nord de l'Europe ; le peuple des Arimaspes, des hommes qui n'ont qu'un œil, doit combattre ces griffons pour leur arracher l'or. Hérodote, dans ce passage, refuse de croire que les Arimaspes n'ont qu'un œil et ne se prononce pas explicitement sur les griffons. Au livre IV, il mentionne les griffons dans le même rôle lorsqu'il rapporte le voyage qu'Aristée de Proconnèse affirme avoir fait dans le Nord et qu'il rapporte dans son poème épique, les Arimaspées.
Référence : ATA1
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Paire d'appliques de griffon grecques thraces scythes en argent et or
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Paire d'appliques grecques thraces en or en forme d'umbo
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