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Fragment de bas-relief égyptien en calcaire
Fragment de bas-relief égyptien en calcaire.
Représentant une figure féminine en procession, portant un pain, une offrande se tenant derrière elle.
Nouvel Empire, XVIIIe Dynastie : -1.295 av. JC.
Poids : 3.12 kg.
Taille : 42 cm
Littérature : Cf. Davies, S.D.G., Le Tombeau de Nefer-hotep à Thèbes, pl. XXXVI, pour une figure féminine de forme similaire.
Recherches et descriptions rédigées avec l’aide d’un assistant IA (ChatGPT-5). Des imprécisions ou erreurs typologiques peuvent subsister.
Relief égyptien en calcaire représentant une femme porteuse d’offrande
Ce fragment de relief en calcaire représente une femme engagée dans une procession rituelle, sculptée en léger relief sur une surface soigneusement préparée. Elle avance vers la droite, dans l’attitude classique des porteuses d’offrandes présentes sur les parois des chapelles funéraires du Nouvel Empire.
La figure conserve :
la coiffure arrondie typique des femmes du Nouvel Empire,
un long cou gracile,
les bras croisés en avant, tenant un pain rond (symbole de subsistance et d’offrande),
une silhouette élancée et stylisée, caractéristique de l’art de la 18ème dynastie.
On distingue derrière elle la silhouette partielle d’un second participant à la procession, probablement une autre porteuse d’offrande, indiquant que le relief appartenait à une composition plus vaste.
Contexte stylistique
Le traitement des proportions, notamment :
le profil du visage,
la ligne continue du corps,
le modelé discret,
le style linéaire des bras et jambes,
correspond aux conventions artistiques de la fin de la 18ème dynastie — à l’époque thoutmoside tardive ou post-amarnienne, vers 1295 av. J.-C..
Les scènes de processions de femmes portant du pain, des jarres, des paniers ou des offrandes alimentaires sont très répandues dans :
les tombes thébaines des nobles,
les chapelles funéraires,
les parois de temples annexes associés aux cultes funéraires.
Signification de la scène
Les porteuses d’offrandes jouent un rôle crucial dans l’iconographie funéraire du Nouvel Empire :
Elles représentent :
l’abondance et la continuité des provisions pour le défunt,
les rituels de célébration et de renouvellement du culte funéraire,
l’accomplissement des offrandes quotidiennes (pain, bière, viande, lin).
Le pain rond (t) est l’un des symboles les plus anciens de la subsistance : dans l’écriture hiéroglyphique, il sert même de déterminatif pour des concepts liés à la nourriture et aux offrandes.
Cette scène appartenait probablement à une registre inférieur de procession, menant vers une scène de banquet ou vers la figure assise du défunt.
Position d’origine dans la tombe
Le fragment provient vraisemblablement :
soit d’un registre de processions d’offrande dans la chapelle funéraire d’une tombe thébaine
soit d’une paroi latérale montrant le défilé des serviteurs et servantes du domaine funéraire.
La présence d’une deuxième figure derrière elle confirme qu’il s’agissait d’une scène continue, probablement plus longue, illustrant une suite de porteuses apportant divers biens au défunt.
Datation
Les éléments stylistiques suivants confirment une datation vers la fin de la 18ème dynastie :
proportions élancées
modelé subtil plutôt que massif
coiffure arrondie simple
absence de lignes de relief profondes (typique période post-amarnienne)
iconographie de processeur avec pain rond
Importance du fragment
Taille importante (42 cm de haut en fragment).
Iconographie complète : figure presque intégrale et claire.
Sujet recherché : femme porteuse d’offrande → symbolisme fort.
Traces d’une scène plus large, ajoutant de la valeur archéologique.
Relief de belle qualité, typique de l’art funéraire thébain.
Référence : BRE3
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