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Statue romaine de la déesse Hygie


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Statue romaine de la déesse Hygie.




Statue romaine de la déesse Hygie.

Epoque : 2e - 3e siècle ap. JC.
Poids : 95 kg
Taille : 1.15 m

 

Sculpté en ronde-bosse, reposant sur un socle rectangulaire, le personnage est vêtu d'une longue robe à volants laissant apparaître son épaule et son bras droits ; sa main gauche, séparée, tient une patère ; sa main droite agrippe la tête d'un serpent enroulé autour de son bras ; sa tête, séparée, présente une chevelure finement modelée et coiffée en chignon.

 

Litérature : Cf. Paribeni, E., « Enciclopedia dell'Arte Antica », vol. IV, s.v. 1961, Igea, p. 97-99 ; « Antichità di Vílla Doria Pamphilj », Rome, 1977, p. 40, n° 4, pl.VI ; Moreno, P., Stefani, C., « Galleria Borghese », Milan, 2000, p.178, n° 11.

 

Notes : Asclépios, fils d’Apollon et de Coronis, était le dieu gréco-romain de la médecine, de la guérison et de la prophétie. Il eut deux filles avec Épione, déesse de l’apaisement : Hygie (déesse de la santé) et Panacée (déesse de la guérison).

 

Recherches et descriptions rédigées avec l’aide d’un assistant IA (ChatGPT-5). Des imprécisions ou erreurs typologiques peuvent subsister.

 

 

Statue d'Hygeia.

Identification iconographique
Les attributs décrits permettent une attribution très sûre à Hygeia (Hygieia), déesse romaine de la Santé, fille d’Asclépios :
Le serpent : enroulé autour du bras et tenu par la main droite — l’attribut principal d’Hygeia.
La patera : tenue dans la main gauche, utilisée pour nourrir symboliquement le serpent.
La pose calme et frontale, typique des représentations cultuelles d’époque impériale.
La chevelure relevée en chignon, fréquente dans les représentations féminines flaviennes et antonines.
Cette iconographie est parfaitement conforme aux modèles répertoriés. 
Style, technique et datation
Période d’origine : IIe‰–IIIe‰ siècle apr. J.-C.
La sculpture montre plusieurs caractéristiques de cette période :
Drapés longs et fluides, avec jeux de plis en cascade (style antonin).
Position du poids du corps quasi frontale : schéma statique issu de modèles grecs plus anciens.
Travail soigné sur la tête et les cheveux (finement bouclés), compatible avec les ateliers du Levant, de l’Italie ou d’Asie Mineure.
L’ensemble est cohérent avec les sculptures votives ou statuettes de sanctuaire dédiées à Asclépios.
Restaurations et remaniements
Tête rapportée : probablement antique mais non originale à la statue.
Main gauche rapportée, tenant une patera conforme mais probablement ajoutée pour restituer l’iconographie.
Main droite partiellement restaurée autour du serpent.
Ce type de restauration est courant sur les sculptures romaines.
Hygeia, fille d’Asclépios et d’Épione, incarne la santé, la prévention et la pureté corporelle.
Elle nourrit traditionnellement le serpent-sacerdotal avec une coupe sacrificielle.
Les duos "Asclépios + Hygeia" formaient un culte très répandu dans tout l’Empire romain.
Les sanctuaires d’Asclépios et d’Hygeia se multiplient durant la période impériale, en particulier 
en Grèce, en Asie Mineure, en Italie (Rome, Ostie), en Afrique du Nord et au Proche-Orient.
Cette statue pourrait provenir d’un petit sanctuaire, d’une villa urbaine ou d'un ensemble thermal.

 

 

 

 


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Référence : CSR1


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