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Paire de phalères grecques en argent et or.
Paire de phalères grecques représentant un combat entre des gryphons, un aigle et un cerf.
En argent et or.
Période : - 100 av. JC.
Poids : 2 X 32 g.
Dimensions : 13.2 cm
Paire de harnachements circulaires pour chevaux, martelés à partir de feuilles d’argent. Chacun est orné de deux griffons et d’un aigle attaquant un cerf. Les griffons attaquent le cerf par en dessous, tandis que l’aigle vise son museau. Un arbre se trouve à l’arrière-plan.
Ces phalères proviendraient de l’Orient hellénisé. Elles étaient probablement utilisée comme ornement de la partie supérieure du harnais d’un cheval, à l’instar des phalères visibles sur les chevaux, cuirassés ou non, des célèbres graffitis de Doura Europos représentant des Clibanarii parthes, palmyréniens ou romains.
Voir dans l'ouvrage : " The Thracians " de A. et V .Fol 2008
Phalère de Stara Zagora page 76
Phalère de Letnitsa page 141
Recherches et descriptions rédigées avec l’aide d’un assistant IA (ChatGPT-5). Des imprécisions ou erreurs typologiques peuvent subsister. Illustration reconstituée d’après l’objet original.
Paire de phalères de harnachement en argent doré.
Thrace du Nord.
Fin de l’époque hellénistique, IIe–Ier siècle av. J.-C.
Paire d’appliques circulaires en argent martelé et repoussé, partiellement dorées, destinées à orner le harnachement d’un cheval d’apparat. Chaque phalère présente une scène de prédation d’une grande intensité : deux griffons et un aigle s’acharnent sur un cervidé, disposés autour d’un axe végétal central. La composition, dense et dynamique, organise les figures dans un mouvement tournant, créant un effet de tension continue. Les reliefs puissants, le modelé expressif des corps et l’usage sélectif de la dorure soulignent les zones de force et accentuent la lisibilité de la scène malgré sa complexité. L’œuvre se distingue par une composition narrative condensée, caractéristique de la toreutique thrace, un traitement des figures stylisé mais énergique, avec corps étirés et têtes expressives,
une surface richement travaillée, alternant zones lisses, gravées et dorées.
Ce langage visuel trouve des parallèles directs dans les plaques du trésor de Letnitsa (IVe s. av. J.-C.), tout en présentant une évolution vers une composition plus dense et dramatique. Ces phalères s’inscrivent dans la tradition artistique des ateliers thraces du nord de la Bulgarie, notamment dans la zone de Letnitsa–Lukovit, où sont attestées des appliques de harnachement en argent doré ornées de scènes animales comparables. Elles témoignent de la persistance du langage artistique thrace classique dans un contexte tardif, marqué par l’importance croissante des élites cavalières. Les perforations périphériques indiquent une fixation sur le harnachement d’un cheval, probablement à des fins cérémonielles ou de prestige. Ces objets participaient à l’affirmation du statut de leur propriétaire, membre de l’aristocratie guerrière. La scène de prédation, mettant en jeu griffons et aigle, relève d’un symbolisme largement diffusé dans le monde thrace : domination des forces sauvages, puissance protectrice et royale, affirmation du pouvoir aristocratique. Ces phalères constituent un exemple remarquable de toreutique thrace tardive, à la croisée de la tradition aristocratique classique et des transformations du monde hellénistique. Par leur qualité d’exécution, leur complexité iconographique et leur rareté, elles s’inscrivent parmi les productions les plus abouties de l’art du harnachement en Thrace.
Référence : CTP1